
C’est qu’il est manichéen l’Internet. Sur le fil, pas de place pour le gris, et ça bien avant minuit : lâches et intéressés sont de sortie de jour comme de nuit. Extrémiste dans l’âme, twitter semble avoir érigé en loi un bipartisme inquiétant. Sucker ou hater : que tu le veuilles ou non, faut choisir ton camp.
Plus à l’aise avec la branlette qu’avec le bescherelle, le 1er groupe déborde d’amour avec un goût non dissimulé pour les personnalités plus ou moins notoires. Constat : en 2012, le cirage de pompes se fait public et online sinon rien. Pas con, car quand on y pense, on a vachement moins de chance d’avoir des crampes aux doigts qu’à la mâchoire à force de sucer. L’autre condition sine qua non pour que l’astiquage 2.0 fonctionne est d’identifier clairement @l’objet de son désir. En effet, ça serait dommage que Cupidon loupe sa cible. Et puis quand on se donne tellement de mal à lécher, autant que ça brille aux yeux de tous. On ne sait jamais, si l’intéressé aux 30000 followers retweet, ça sera peut être le début d’une carrière d’influenceur sur la toile.
Depuis quand on n’ a plus le droit d’exprimer son admiration ?
Certes, il aurait été fâcheux que Justin Bieber ignore ton émoi ou que Lana Del Rey n’aie pas le privilège de connaître ton avis sur sa dernière vidéo mais du respect au « merci d’avoir ensoleillé ma journée », je me dis qu’il y a un barrière bien trop spongieuse. Ce touche-pipi me laisse stoïque, mais espérons que les deux parties concernées arrivent en tirer une quelconque jouissance.
Pardon, mais l’auto-suce ça compte aussi et double même. Être satisfait de soi, c’est bien mais essayer de s’attraper le phallus toutes les 4 minutes à coups de hashtag, c’est embarrassant. Apparemment, tout est bon pour se tripoter l’égo du bout des doigts : présence à moins de 2 mètres d’un rappeur en vogue ou dans le carré VIP d’une soirée mondaine où le champ’ de l’open bar doit faire aussi mal au crâne que le programme de Jacques Cheminade. #mavieesttellementpluscoolquelatienne.
Typiquement frenchy de se moquer des personnes fières de leur réussite, hein…
1 point pour vous mais quand la frime se limite à se vanter d’être mieux que #lesgens qui ne pensent manifestement pas comme nous ou se sentir important parce qu’on s’est localisé au Costes sur Foursquare… Je me permets gentiment de médire.
Que celui qui ne s’est jamais auto-congratulé me jette la première pierre.
Aie.
Bon ok, parlons franc. La pipe virtuelle achevée, il faut maintenant cracher. Oui oui, car on a beau dire que le ridicule ne tue pas, moi, je préfère quand même éviter de l’avaler… au cas où. Vous l’aurez compris, le bon sucker fait un hater de choix. Rien d’étonnant puisqu’il partait avec une longueur d’avance et le poignet musclé. Comme on dit, de l’amour à la haine, il n’y qu’un pas.
Franchissons-le.
Si l’individu lambda dans le monde réel contient généralement ses ressentiments envers son voisin (de strapontin, du bureau, de chambre), le haineux du web, lui, se laisse complétement consumer par le feu des frustrations. L’enfer selon Jean-Paul a vraiment une drôle de gueule vue par la lorgnette des réseaux sociaux. Moi je vous le dis, il est résolument dangereux d’être une icône en France et/ou ailleurs. Oui toi qui réussit là, le maton du bon goût et ses phrases assassines te guettent.
Bon je veux pas être méchant mais c’est vraiment de la merde le dernier album de @*****
C’est moi ou @*****est maquillée à la truelle ?
(les noms ont été volontairement cachés pour ne pas enfoncer le clou, merci pour eux)
… A croire qu’on a tous un Eric Zemmour qui sommeille en nous #frisson. Eh oui, derrière chaque petite photo et coupe de cheveux parfois douteuse se cachent un cœur et un égo qui ne supporte pas toujours bien la critique. C’est vraiment pas sympa de venir érafler l’égo de nos héros des temps modernes. Véritables colosses aux pieds d’argile, ils ont manifestement autant de répartie que de sang froid et d’auto-dérision.
Si t’aimes pas, t’écoutes pas, connard.
(Oups, dérapage numérique)
Déversoir à frustrations ou crachoir pour médiocres : Twitter, tu ressembles de plus en plus à un bidet.
Mais bon ne polémiquons pas plus, vous risqueriez de croire que je grossis moi aussi les rangs des pitbulls armés d’une connexion wifi. Promis, moi, je suis pleine d’amour et je n’ai jamais tweeté quelque chose de méchant sur Skrillex alors j’irais peut-être au paradis de l’inter-web, qui sait ?
Haters gonna hate anyway <3
Oui, je sais. Ça fait bien trop longtemps.
Ceci fait office d’excuse, pire de prétexte.
xoxo



Mardi, c’est encore la St-Valentin et puisque ni toi, ni moi ni même le prompteur d’Evelyne Dhéliat ne va y couper, autant se faire à l’idée et surtout bien s’y préparer.
Beaucoup se sentent d’humeur féline, mais reste à savoir à quel pâté Whiskas ils vont être mangés le dit 14 février. Au menu, trois options se dégagent : jouer au chat et à la souris, à chat-bite ou au mauvais joueur, le nez dans son caca et sa caisse à chat. Chasse, baise ou boycotte ? C’est le moment ou jamais de sortir la griffe aiguisée si tu veux miauler dans ta chaumière.
Une proie en vue ? Vite ! On passe la troisième, car à Panam, la chasse est ouverte toute l’année et peu sont celles (et ceux) à avoir compris le sens du mot “gardée” alors pour le 14, c’est le banco assuré, si t’as le minou épilé. Maow Maow, un, deux ou trois ronrons et puis s’en va.
Un minet à la maison ? Lui, c’est sûr, il a forcément envie que tu lui jettes dans les yeux ton regard de panthère alors mieux vaut de ne pas louper cette occas’ rêvée de lui dégainer l’ensemble bustier-guépière reçu pour ton anniv de la main innocente de tes copines célibataires, histoire de te faire bisquer sur ta sexualité rangée. Par contre, mollo sur les croquettes si tu comptes lui faire essayer toutes les variantes de la brouette : c’est pas à toi, chattoune de concours, qu’on va apprendre qu’il vaut toujours mieux remuer la queue l’estomac léger.
Pour les blasées, plus que deux jours pour se convaincre de câliner car à force de penser que le combo plaid-bouillotte rime avec soirée HOT, tu vas juste réussir à crisper le poil du plus castré des matous. Ni une ni deux, on troque son pyj en pilou-pilou pour la combi latex de cat woman et on se tient prête à harponner la première gouttière “bien sous tout rapport” venue si on espère en ravoir un un jour.
Affectueusement,


Du cul et des bananes, la belle vie quoi.
Quand on y pense, ça pourrait presque faire un thème de campagne présidentielle. À voir les légions de primates monnayer l’essentiel à coup de kekette, on se dit que le bonobo est plus proche d’être notre cousin que nos amis germains à l’économie dite parfaite. Alors après Cantona, à quand la Chita candidate ?
Ici, la jungle fait respecter sa loi et tout le monde applaudit.
Montre moi ton balcon, je te ferai monter vers la direction.
Rien de nouveau sur la planète des primitifs. Je ne vous apprends rien, vous arrivez déjà très bien à grimacer en silence. Moi, je guette de loin l’évolution et rêve patiemment de celui qui osera enfin lui accoler un R. Rendez-vous dans 3 mois jour pour jour, sauf si tu espères toujours arriver à ronger les barreaux de ta cage d’ici l’âge légal de la retraite.
Bisou.





Ps: les photos sont de James Mollison. Y a pas à dire : le bonhomme a un vrai talent pour sublimer les petites bêtes à poils.

Aaliyah est renée de ses cendres…
Faites connaissance avec sa digne descendante sur Crown Gold, un 6 titres fait maison qui se paie le luxe de revisiter sans rougir Mobb Deep, Nancy Sinatra ou encore 2Pac.
Une écoute suffit pour tomber in love, promess.

GO GO DOWNLOAD !
+ TUMBLR

Chaque année, rebelote.
Après avoir fait le bilan calmement en se remémorant chaque instant, matté le même bêtisier animalier qu’en 2010, re re re maudi la place n°1 de Yannick Noah dans le cœur des français, subi tous les statuts à la guimauve de ses potes et dispensé 2654 fois ton « bonne année » de manière plus ou moins sincère, v’la le temps de faire sa liste des résolutions (de préférence) intenables. Au point où on en est, je me permets de rajouter ma pierre à l’édifice…
1. Euthanasier ma vie de clubbeuse
Si comme moi, t’es à deux doigts de payer tes impôts locaux dans le 2e arrondissement à force de squatter toutes les semaines les banquettes du 142 Rue Montmartre, tu peux vraisemblablement faire de cette résolution une priorité. Peut être que toi aussi, tu as fini par avoir mauvaise conscience à force d’entendre tes collègues répéter que tu noyais la platitude de ta vie post pubère dans les breuvages à 10 euros… même si, en vrai, ils l’ont vachement moins bien formulé :
Y a que des putes mineures là bas ?
(Oui, ils sont vulgaires mais faut les excuser depuis le scandale Zahia et Berlusconi, ils se méfient à juste titre. Bref, ils préfèrent aller au Baron)
Quoiqu’il en soit, je n’ai jamais réussi à les faire mentir le lendemain, l’œil cerné après 20 min de sieste sur la cuvette des WC handicapés. Alors cette année, c’est décidé : CDI rime avec finies les conneries.
1bis (mais on n’a qu’à dire que ça fait 2). Réduire de manière significative mon taux d’alcoolémie
Le rapport de cause à effet entre la résolution 1 et 1bis ne t’aura sans doute pas échappé mais j’en remets une petite tournée au cas où. Dis toi que si le regard de biche épileptique supporte plus ou moins bien le miroir sous le bal des spots fluo, il a le chouague d’un cachalot échoué sur le report photo publié la semaine d’après alors il est grand temps de lever le pied plutôt que le coude, non ? Exit le before à la vodka donc : l’affichage public de sa fouère, c’est résolument trop 2010. En ce qui me concerne, je n’ai hélas pas eu besoin de chercher bien loin ma goutte de trop. Au pied du sapin, le kit Bacardi spécial mojitos offert par mon frère a fini de me noyer. Je ne sais pas vous, mais moi j’y ai vu le signe ultime de ma décadence imminente. Quand la famille n’est plus dupe, faut se dire que la syrose n’est plus très loin…
Et ce n’est pas la seule, la ruine aussi me colle au tanga. Merci pour l’augmentation de la TVA sur les alcools forts et les taxis.
CA RESSEMBLE DE PLUS EN PLUS A UN COMPLOT LA ?!!!
2. Trouver un 3 ou un vrai 2 à ma liste de résolutions
Mais la vérité, c’est que la motivation de début de janvier à la durée de vie d’un moustique à proximité d’une prise Baygon. On ne va pas se leurrer, au vu des mesures drastiques mises en œuvre par le gouvernement pour m’empêcher d’accomplir les missions 1 et 1bis, j’ai autant de chance de réussir que Christine Boutin de passer au second tour de l’élection présidentielle. Loin de moi l’idée de jouer les défaitistes mais si on doit rejoindre les dinos au paradis des espèces disparus, je préfère festoyer avant. En mode Terra Nova, 2013 s’annonce résolument moins friendly alors profitons-en encore 365 jours de plus et laissons cette année encore nos bonnes résolutions tomber sans complexe dans l’oubli général.